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Pourquoi la plupart des feedbacks ne font grandir personne

Trop dur, un feedback braque. Trop édulcoré, il rassure sans rien changer. La Communication Non Violente propose une troisième voie.

Inspiré d'une réflexion de Khady Sow Ndiaye, membre de la Faculté Baraka2 min de lecture

Entretien en tête-à-tête, manager et collaborateur, échange posé

Un feedback mal formulé produit rarement l'effet recherché. Trop dur, il braque et pousse à la défense plutôt qu'à l'écoute. Trop édulcoré, il rassure sans rien changer. Dans les deux cas, le collaborateur ressort de l'échange sans savoir précisément ce qu'il doit ajuster — et le manager ressort convaincu d'avoir fait son travail.

La Communication Non Violente propose un cadre différent : tenir ensemble la bienveillance et l'exigence, plutôt que choisir entre les deux. Nommer un fait observable, sans jugement de caractère. Exprimer l'impact réel de ce fait, sur l'équipe ou sur le résultat. Formuler une attente claire pour la suite. Ce n'est ni de la dureté déguisée en franchise, ni de la gentillesse qui évite le sujet — c'est une structure qui rend le désaccord utile plutôt que menaçant.

Un feedback qui fonctionne ne se mesure pas à l'inconfort qu'il évite sur le moment. Il se mesure à ce que le collaborateur en fait une semaine plus tard. La communication est au cœur de la performance collective précisément parce qu'aucune équipe ne progresse sur des non-dits accumulés.

Un manager qui maîtrise cet outil ne fait pas seulement grandir ses collaborateurs. Il désamorce, au passage, la plupart des tensions qui, faute d'un cadre pour les nommer, finissent par s'envenimer.

Un feedback qui fait grandir tient ensemble exigence et bienveillance. Le Meilleur de Vous se dit, avec clarté.

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